À l’Université nationale d’architecture et de construction d’Arménie s’est tenu un atelier professionnel consacré à la Journée internationale de la géodésie, réunissant des spécialistes du domaine, des enseignants et des étudiants afin de discuter des tendances et des défis du développement de la géodésie moderne.
Au début de l’atelier, les participants ont été salués par le recteur de l’université Manuk Barseghyan. Il a souligné l’importance de telles rencontres professionnelles pour le renforcement de la coopération entre le système éducatif et les institutions publiques, en déclarant :
« Compte tenu du rôle de la géodésie dans le développement économique du pays, je tiens à féliciter les géodésiens à l’occasion de leur fête professionnelle et à leur souhaiter de nouveaux succès. Dans le cadre du développement et de la modernisation des programmes éducatifs, nous menons des travaux conjoints avec le Comité du cadastre, ce qui apporte un nouvel élan à l’enseignement ainsi qu’aux activités de recherche scientifique. Cet atelier constitue une excellente plateforme pour rassembler la pensée scientifique du domaine, discuter largement des questions professionnelles et présenter les programmes étatiques. »
Dans le cadre de l’atelier, le rapport principal a été présenté par le président du Comité du cadastre de la République d’Arménie, Suren Tovmasyan. Des représentants du corps professoral ainsi que des étudiants de la Chaire de géodésie d’ingénierie étaient également présents.
Dans son intervention, M. Tovmasyan a souligné que la géodésie a aujourd’hui dépassé ses limites classiques et ne se limite plus uniquement aux mesures et à la cartographie. Selon lui, elle devient un pilier fondamental de la gouvernance publique, constituant une base de données pour les politiques territoriales, la planification des infrastructures et la prise de décisions stratégiques.
Le rapport a également mis en avant la nécessité de suivre les tendances internationales, en passant des infrastructures de données spatiales vers des écosystèmes spatiaux intégrés, où la donnée est considérée comme une valeur publique et un outil de gestion efficace.
Une attention particulière a été portée aux perspectives d’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la géodésie. Il a été souligné que l’application efficace des technologies d’IA n’est possible qu’avec des données de haute qualité et standardisées, des classifications unifiées et des métadonnées claires.
Les processus de numérisation mis en œuvre par le Comité du cadastre ont également été présentés, visant à créer un environnement de données unifié, à assurer l’interopérabilité des données et à améliorer l’accessibilité des services. L’intégration des données spatiales avec d’autres systèmes étatiques a été particulièrement soulignée, permettant une prise de décision fondée sur des preuves et renforçant l’efficacité de la coopération interinstitutionnelle.
Dans le cadre de l’atelier, une table ronde a également été organisée, au cours de laquelle les participants ont pu présenter leurs observations professionnelles, formuler des propositions et poser leurs questions à Suren Tovmasyan, favorisant ainsi un dialogue professionnel constructif.